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Communiqués de presse (2002-2007).


Réponse à l’interview de Richard GALY

dans le Nice-Matin du vendredi 12 janvier 2007
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M. le Maire rêve… avec l’argent de ses concitoyens !
Le Festival de la Gastronomie est un rêve de 220 000 €, justifié par le « prestige » et la publicité qu’en retirerait la ville. Mougins est ainsi assimilé à un « produit » touristique… Les Mouginois qui ne travaillent pas dans le tourisme apprécieront !
En effet, la plupart des Mouginois ne se nourrissent pas de « prestige », même rarement de la cuisine des grands chefs, et nombre de foyers modestes ne peuvent toujours pas se loger à Mougins, qui, malgré la construction de quelques « logements pour actifs », continue, et continuera, en accord avec le nouveau PLU, à manquer cruellement de logements sociaux. Mais M. le Maire rêve… et paye – nous payons ! - la « taxe compensatrice » !
M. le Maire paye  - nous payons, et cher ! - la soi-disant sécurité en installant une vidéo-surveillance qui commence à être abandonnée y compris dans les villes américaines. La Région PACA, qui subventionnait précédemment ces équipements, ne le fait plus, depuis qu’une étude a montré leur inutilité, sans compter les atteintes aux libertés que ces caméras peuvent entraîner.
M. le Maire ne veut plus qu’on lui parle d’IKEA, qui sera, s’il voit le jour, une verrue polluante de tout le département, et principalement du bassin cannois. Il préfère qu’on lui parle de la médaille Nicolas Hulot, obtenue essentiellement pour le tri sélectif (merci les éboueurs), et le projet EDEN (merci les équipes enseignantes).
M. le Maire change de DGS jusqu’à en trouver de suffisamment «humble »… Je laisse l’actuelle « fonctionnaire idéale », et les employés municipaux, apprécier ce compliment : les futurs candidats à l’embauche savent maintenant quel profil adopter pour travailler à Mougins!
M. le Maire confond publicité et démocratie : il informe quand les décisions sont prises, et appelle cela « la concertation ». Pour le projet IKEA, il a compté comme « concertation » les présentations qu’il a faites à la presse !
M. le Maire entrave le travail des élus d’opposition : par exemple, je demande sans succès depuis plus d’un mois à consulter le « bilan social » de la Commune (document obligatoire, -récapitulatif des emplois communaux, embauches, maladies, promotions, etc…  - normalement fourni tous les deux ans à la Direction Générale des Collectivités Territoriales à des fins statistiques, et présenté à la Commission Technique paritaire).
En conclusion, M. le Maire, dans son « village-jardin » (50% des « jardins » sont ceux des particuliers, et des propriétés de prestige), tel un monarque qui se veut « éclairé », rêve, dirige, REGNE… les employés municipaux courbent l’échine, les élus d’opposition essaient d’obtenir des informations, et les Mouginois qui travaillent galèrent dans les embouteillages entre leur « cher » domicile et leur travail !
Mougins, commune de transit, et ghetto pour riches ! Merci, Monsieur le Maire !

 

Non au dispositif de couvre-feu dans les Alpes-Maritimes
du 13 novembre 2005

Devant l’escalade des propos stigmatisant les différences et l’escalade des mesures répressives prises par le gouvernement, dont le de décret de 1955 est l’incarnation et qui rappelle le déshonneur d’une période funeste de notre histoire, les élues de la gauche mouginoise, Michèle Pastorelli et Micaëla Darmon-Vassileff, s’élèvent contre le dispositif de couvre-feu qui touche 14 communes des Alpes-Maritimes dont Mougins qui n’a jamais été confrontée à des violences urbaines.


Paru dans l’édition du lundi 14 novembre de Nice Matin (rubrique Mougins)

A propos des budgets
mars 2005
Comme chaque année, notre liste s’abstient pour les comptes administratifs.
D’autre part, en ce qui concerne les 3 budgets de cette année,
  • constatant que nous continuons à ne pas être associées - ne serait-ce qu’à titre informatif et informel - à la commission des finances, donc que nous ne pouvons pas, valablement, étudier en 5 jours de tels documents ;
  • constatant d’autre part que vos priorités - tourisme plutôt que culture, amende pour absence de logements sociaux plutôt que politique volontariste de logement des actifs, obsession sécuritaire coûteuse - sont loin d’être les nôtres, une fois de plus,

nous votons CONTRE ces budgets.

Enfin, en ce qui concerne le Conseil de Prévention de la Délinquance, nous avons approuvé sa création. En effet, comme son nom l’indique, cette structure apporte un volet « prévention » à la politique d’amélioration de la sécurité, et permet une coordination des différentes instances intéressées à cette politique.
Cependant, on nous demande, dans cette délibération, d’approuver l’ensemble des mesures proposées lors de la première réunion de cette instance.
Or, cette délibération prévoit une mesure qui nous semble EXTRÊMEMENT GRAVE : c’est la constitution d’une « chaîne de vigilance », qui instaurerait un climat de méfiance et de suspicion réciproque dans les quartiers, et qui pourrait dériver vers un esprit « milicien » fort contraire à la démocratie.
Cette mesure est selon nous inacceptable, et nous votons donc contre cette délibération, qui présente par ailleurs certaines propositions intéressantes.

Débat d’orientation budgétaire
février 2004

Ce débat d’orientation budgétaire privilégie l’aspect comptable de l’orientation, plus que l’intention politique. Une fois de plus, nous observons que le souci principal est la gestion, plus que la volonté de changer certaines orientations communales.
Nous commenterons surtout les dépenses d’investissement.
Nous ne pouvons qu’être d’accord avec les « trois projets importants » - en regrettant le retard pris par la construction du groupe scolaire de Mougins le Haut - ainsi qu’avec les projets de voirie.
Nous n’avons rien contre les projets améliorant la sécurité publique, mais nous sommes opposées au choix de la vidéo-surveillance, qui est un projet financièrement coûteux, coûteux également en personnel (agent immobilisé à la surveillance des caméras), liberticide -quid du devenir des bandes vidéo ? de la protection de la vie privée des personnes ? - et facilement contournable par les malfaiteurs (cagoule, casque, perruque, etc...), et qui ne peut que faire augmenter le sentiment d’insécurité.
Les investissements améliorant le service environnement, et les équipements pour les nouveaux services sont nécessaires, et ne font qu’accompagner la vie des services.
Concernant les travaux de parkings et les aires de jeux et de Skate-Park, là encore, ce sont des travaux effectivement nécessaires. Cependant, nous remarquons que le Skate-Park est prévu -nous semble-t-il- sur le lieu où était prévu une salle polyvalente, un bâtiment administratif et des salles associatives : qu’en est-il de ce projet ?
Les grosses réparations, travaux d’amélioration, travaux dans les cimetières, achats d’équipements, sont aussi des investissements obligatoires.
Enfin, si une réserve pour les achats fonciers est parfaitement légitime, peut-on avoir des précisions sur les achats prévus ?
En conclusion, si nous ne contestons la plupart des « travaux d’entretien » et de « vie courante », nous regrettons de n’avoir pas pu participer à l’élaboration des priorités municipales. Nous nous opposons au choix de la vidéo-surveillance, choix coûteux et liberticide, et nous notons enfin que rien n’évoque ne serait-ce que le début d’une volonté d’améliorer l’accueil de la petite enfance (aucune construction ou extension de crèches prévues), ni le début de volonté d’augmenter le parc de logements sociaux.
Nos priorités sont différentes des vôtres.

Compte rendu de mi-mandat
janvier 2004

En étant élues les seules représentantes de la Gauche mouginoise, nous avions pris l’engagement d’être des opposantes constructives, c’est à dire ne pas nous arque bouter sur des positions purement négatives. Nous aurions souhaité être membre de plusieurs commissions mais suite au règlement intérieur choisi par la majorité, seule Michèle Pastorelli participe à la Commission des travaux et aux réunions de la SEMCAM. La majorité n’a pas tenu sa promesse de nous inviter, même à titre d’auditeur, à d’autres commissions.
Comme nous l’avons dit lors de notre premier compte-rendu, c’est dans ce contexte qu’il nous a fallu prendre nos marques et nous faire respecter. Nous avons été aidées en cela par l’existence de l’association « Ensemble Vivre Mougins » et par les préparations collectives du Conseil mensuel, qui nous ont permis de mettre au point nos interventions et ainsi d’être entendues.
L’ordre du jour de ces conseils nous parvient 5 jours (délai légal) à l’avance, quelque soit leur importance ; les délibérations sont présentées en notes succinctes selon les services dont elles émanent et sans restituer le projet global. Nous avons toujours une vision parcellaire des choses.
Cependant, nous pouvons nous déterminer selon quelques grands principes que nous n’avons jamais reniés.
C’est ainsi que nous nous abstenons sur tous les budgets, qu’ils soient principaux ou spécialisés, primitifs ou supplémentaires puisque nous ne participons pas à leur élaboration. Pour tout ce qui relève de l’environnement, nous appliquons le principe de précaution.
Les délibérations sociales sont réduites à leur strict minimum puisque tout est géré par le CCAS.
Dans le domaine des ressources humaines, nous avons en général voté les promotions et les embauches , les modifications statutaires légales ayant été acceptées par les commissions paritaires , et en général, tout ce qui nous semblait aller dans le sens d’une amélioration des conditions de travail.
Nous sommes cependant soucieuses du recours fréquent aux emplois précaires pour des postes peu spécialisés.
Malgré un souci de légalisme, la démocratie formelle n’a pas toujours été respectée (vote de délibération avant la fin de l’enquête publique ; signature de charte avant acceptation du conseil municipal) et la démocratie réelle n’est qu’un vœu pieux.
C’est ainsi que nous avons dû exiger notre espace de parole dans Mougins Info, ce qui nous a été finalement accordé.
L’un de nos premiers articles a concerné la « Maison pour tous » : sous couvert de remaniements administratifs, le fonctionnement autonome comme les emplois de la seule structure culturelle populaire sont mis en danger.
Un autre article concerne le PLU : l’état diagnostic a été très peu divulgué et si les réunions publiques ont été nombreuses, elles n’étaient guère porteuses de projet collectif.
C’est ce qui a amené l’Association « Ensemble, vivre Mougins » à s’emparer du sujet.
En conclusion, il est certain que les élues isolées ne peuvent rien. Nous ne poursuivrons la tâche que nous nous sommes fixée et que nous ont confiée nos électeurs que si nos informations sont relayées par un travail collectif. Nous avons besoin de toutes les compétences et c’est pourquoi nous sollicitons toutes les personnes de sensibilité de gauche pour travailler avec nous pour la mise en œuvre d’une réelle démocratie participative dans notre commune.

Michèle PASTORELLI & Micaëla DARMON -VASSILEFF

Depuis notre élection en mars ...
Janvier 2002

Depuis notre élection en mars, le travail des nouveaux élus que nous sommes a été à la fois humble, difficile, et intéressant.
Après l’agitation des élections, nous avons dû nous positionner comme des élues, et prendre la mesure de ce que nous représentons : à la fois beaucoup d’espoir, les voix de 1500 électeurs qui comptent sur nous pour faire avancer les idées de la gauche, que nous avons avancées pendant la campagne, et peu de possibilités, puisque nous ne sommes que 2 sur 33 élus.
Micaëla Darmon l’indique dans son article, nous sommes restés confinées dans un rôle très minoritaire, puisque les élus de la liste Lanza, s’ils se déclarent « opposants à la majorité municipale », sont tout de même des élus de droite, qui finalement votent souvent en accord avec le Maire.
Notre positionnement est donc difficile. N’appartenant qu’à une commission technique (celle des travaux), et à une commission extra-municipale (celle la ZAC de St Martin), nous n’avons pas l’ensemble des données des problèmes ; de plus, ces commissions n’ont qu’un rôle consultatif, et leurs décisions peuvent être remises en cause très légalement par une simple décision contraire de la réunion des adjoints, seul organe véritablement politique. Enfin, le règlement intérieur adopté par la majorité municipale laisse très peu de place aux débats.
En conséquence, comme je m’y attendais personnellement, forte de mon expérience passée de 75 à 83, notre rôle va se borner, mais c’est déjà, me semble-t-il, important, à être vigilantes pour transmettre à l’association le maximum d’informations, de telle sorte que le relais soit pris par les citoyens décidés à ce que, à long terme, la démocratie s’installe vraiment à Mougins.
C’est pourquoi mon investissement - outre ma présence aux conseils municipaux et aux commissions dont je suis membre - va surtout consister à fournir des informations à l’association, de telle sorte que ses membres puissent nourrir notre réflexion collective, nous aider à préparer en conseil municipal des interventions argumentées - car toute intervention improvisée est vouée à l’échec, à être tournée en ridicule, ou à être un coup d’épée dans l’eau.
Avec Micaëla, nous avons déjà commencé ces informations, ce rôle de relais, et nous espérons vous retrouver, comme pendant la campagne, à nos côtés dans l’association, dans nos réunions publiques, et dans nos réunions...
Car le travail ne fait que commencer.

Bien civiquement, à tous
Michèle PASTORELL

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